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;;;;;• Confusion entre colère et
violence
Mais pourquoi la
colère n’est-elle pas acceptée dans notre société comme une émotion comme les
autres ? Tout d’abord beaucoup d’entre nous faisons aisément la confusion entre
colère et violence. A partir de quels critères peut-on dire qu’il s’agit de
violence ? Dès lors qu’il y a violence dans les propos : « tu es un salaud ! » «
tu es une salope ! ». Dès qu’il y a des objets cassés puis, bien évidemment, dès
qu’une personne en frappe une autre.
Une des clefs qui
peut vous permettre de ne pas être emporté par votre colère puis par votre
violence est de prendre l’entière responsabilité de votre émotion. Pour y
parvenir, une seule règle : parler à la première personne «JE» plutôt que le
«TU».
Un simple exemple :
vous attendez votre bien-aimé depuis plus d’une heure. Pas de nouvelles, vous
fulminez, prête à rugir dès son apparition. Le bien-aimé finit par arriver au
rendez-vous et bien évidemment vous explosez: « ça fait plus d’une heure que je
t’attends. T’aurais pu au moins me prévenir, me passer un coup de fil !!! Pour
qui me prends-tu ? En plus tu joues les mecs surpris ?!! ». Et si vous vous
souveniez de ces petits conseils, vous diriez : « Je n’aime pas attendre comme
ça sans nouvelles. J’aurais aimé que tu me téléphones, que tu me préviennes de
ton retard. Sinon, je suis en colère ; je ne me sens pas respectée ! J’aimerais
que la prochaine fois tu me préviennes. »
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La colère doit toujours être
exprimée ; réprimée, elle se transforme en violence
La colère doit
toujours être exprimée ; réprimée, elle se transforme en violence. Nous n’aimons
pas la colère car nous pensons à tort qu’elle ne fait pas bon ménage avec
l’amour. Cette conception provient probablement de phrases parentales telles que
« Maman ne t’aime pas quand tu es en colère » ; « tu es ridicule quand tu
cries…sois une petite fille sage sinon ça va mal se passer ». C’est ainsi que
nous ne nous autorisons pas l’expression de la colère dans notre couple par peur
de ne plus être aimé.
Dans les milieux
professionnels aussi la colère n’a pas sa place, essentiellement pour les
femmes. Une supérieure hiérarchique conserverait son autorité même si elle
pleure mais la perdrait si elle se mettait en colère. Inversement, un patron ne
serait plus crédible s’il rendait sa tristesse visible mais resterait crédible
en exprimant sa colère.
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Pourquoi se met-on en colère
?
Dès que quelqu’un
franchit certaines limites nous avons une réaction instinctive, presque animale
: la défense de notre territoire. La colère est alors l’émotion qui se manifeste
spontanément. Si notre corps est menacé, si nos proches sont agressés, si notre
maison ou notre voiture sont envahies, nous réagissons immédiatement avec colère
afin de défendre notre territoire. Cette colère est saine et indispensable pour
notre survie. Derrière la colère il y a parfois la peur. Peur de ne pas être
reconnue, peur des autres, peur de ne pas être respectée, entendue, comprise. La
colère peut aussi être une accumulation de stress qui se décharge d’un seul
coup.
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Dossier : Géraldyne Prévot-Gigant Voir le
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