Comme
vous pouvez vous en douter, vous ne pouvez
pas prendre une bonne décision
sous le coup de la colère, de la
rancœur ou de la peur.
Le
deuxième enseignement tient à
la qualité des questions. Celles-ci
lui ont permis d’avoir une autre
perception et de changer son d’état
d’esprit. Cette maman a donc pu
prendre la mesure des choses avec le proviseur.
Qu’en aurait-est-il autrement ?
Il y a fort à penser qu’elle
aurait eu une discussion conflictuelle
avec le proviseur. Au lieu de ça
elle a pu avoir une conversation objective
et tirer le meilleure de cet entretien.
Vous
remarquerez que pour qu’elles soient
pertinentes et de bonnes qualités,
les questions doivent faire appel aux
faits, comme par exemple :
«
Connaissez-vous comment les écoles
de commerces recrutent ? »
« Est-ce que Thierry à acquis
les bases ? » etc.
Si
j’avais consolé cette maman,
si je l’avais rassuré que
se serait-il passé ? Elle aurait,
peut être, été soulagée
un temps. Mais après ? Je ne lui
aurais pas donné l’occasion
de véritablement changer sa perception
de manière positive.
Enfin
notez que la réalité, elle,
n’a pas changé d’un
pouce ! Elle est restée rigoureusement
la même. Par contre c’est
la représentation qui en est faite
qui change. On s’aperçoit
donc que la question n’est pas de
savoir s’il faut être contre
le redoublement ou pas. Je suis convaincu
que dans d’autres circonstances
il aurait été préférable
de faire passer un élève.
D’ailleurs l’un des gros problèmes
dans le système éducatif
français c’est qu’il
y a trop souvent une perception dévalorisante
de l’échec c’est ce
que souligne d’ailleurs l’OCDE
dans la dernière étude «
PISA »
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