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Quelles sont les principales difficultés de l’apprentissage de la lecture pour un enfant ? Lire, c’est d’abord être capable de faire correspondre les lettres (graphèmes) avec les sons (phonèmes) de notre langue. Or, la lettre procède d’un choix totalement arbitraire qui ne repose sur aucune logique particulière. Rien ne justifiait en effet que l’on choisisse la combinaison des quatre lettres « c.h.a.t. » pour désigner l’animal en question. C’est là une des difficultés majeures de l’apprentissage de la lecture.
On confond souvent l’enfant qui sait lire et celui qui a compris le principe alphabétique. Un enfant qui aura compris le système alphabétique, qui aura compris le système de prononciation (tel un déclic) et l’aura automatisé dans son esprit, apprendra à lire et à comprendre de plus en plus vite. Dans le cas contraire où ce « déclic » n’a pas vraiment eu lieu, la mémoire de l’enfant va saturer uniquement par la reconnaissance visuelle. D’où ensuite des problèmes de lecture. Les enfants qui auront eu ce « déclic » sur la façon de prononcer pourront se concentrer sur la compréhension des textes. En CP par exemple, environ 20% des enfants ont des problèmes de compréhension, car ils n’ont pas encore eu ce « déclic » sur le fonctionnement de la prononciation.
Qu’en est-il pour les autres langues qui fonctionnent autrement que par des lettres comme le chinois par exemple ?
Pour le chinois un symbole est égal à un mot. C’est donc beaucoup plus difficile. Par exemple en chinois ancien il faut connaître environ 50.000 signes pour arriver à lire. Donc notre système alphabétique est vraiment efficace, car en seulement 26 lettres (pour le français ou l’anglais notamment) on peut tout exprimer.
Quel est le principe de la méthode « la planète des alphas » pour faciliter ce déclic chez l’enfant ? Au lieu de confronter brutalement les enfants avec le monde arbitraire de l’écrit, on va leur raconter un conte fantastique qui met en scène des petits personnages – les Alphas – dotés de caractéristiques étonnantes : ils ont la même forme et une raison d'émettre le son des lettres qu’ils représentent. Ainsi, Mademoiselle U est une petite fille qui adore faire du cheval et dont les immenses nattes se dressent en forme de " u " sur la tête chaque fois qu’elle crie Hue ! à son cheval. Ou encore, le " f " est une fusée dont le bruit du moteur fait fffff ! A la fois forme et son de notre langage, ces petites créatures sympathiques permettent rapidement aux enfants d’identifier les sons (phonèmes) de la parole et de les relier aux lettres (graphèmes) de l’écrit. Avec l’exemple de la fusée qui tombe sur la tête de Monsieur O en faisant fffffo, les enfants comprennent que le langage oral est formé de petites unités sonores (les phonèmes) qui s’associent entre elles pour former des syllabes, des mots, des phrases.
La méthode s’appuie donc également sur le jeu, l’amusement. C’est finalement l’un des piliers de la méthode ? Oui tout à fait. En s’amusant, en suivant les Alphas dans leurs aventures, en nouant des relations affectives fortes avec ces personnages d’un autre monde, les enfants vont avoir l’opportunité de " manipuler " concrètement une relation totalement abstraite et arbitraire – cause de tant de difficultés et d’échecs - à savoir le lien qui relie les unités phoniques de la parole aux unités graphiques de l’écriture.
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