L'anatomiste
Paul de Broca avait pu calculer
et constater une différence
entre le poids moyen d’un
cerveau de l’homme (1325 g)
et celui de la femme (1124g).
Evidemment
devant un tel constat il est coutume
de franchir le pas et de déclarer
que les hommes sont plus intelligents
que les femmes. Il faut bien se
garder de telles conclusions car
elles sont fausses. L’intelligence
chez l’être humain n’est
pas fonction du volume de son cerveau.
Einstein avait un cerveau de près
de 10% inférieure à
la moyenne, tout comme Anatole France.
Ce
qui compte le plus ce n’est
pas tant le nombre de neurones ou
la taille du cerveau que le nombre
et la densité des contacts
entre ces mêmes neurones.
Ces contacts, ces jonctions entre
les neurones sont appelés
« synapses ».
Chez l’être humain la
quantité de neurones se fixe
dès la vingtième semaine
de grossesse, pour atteindre les
100 Milliards. Ensuite les connexions
synaptiques vont évoluer
au cours de la vie d’enfant
et d’adulte : celles qui ne
sont pas utilisées vont disparaître,
et d’autres plus sollicitées
vont se créer et se développer.
Cela ne veut pas dire que les adultes
ont plus de contacts synaptiques
que les jeunes enfants. Au contraire
ces derniers ont une densité
bien supérieure (environ
95% fois plus). C’est d’ailleurs
pour cette raison que les enfants
ont plus de facilité d’apprentissage,
de mémorisation. Cela montre
que le cerveau évolue tout
au long de la vie. Cette capacité
d’évolution du cerveau
humain s’appelle la plasticité.
Qu’est-ce
qui permet au cerveau de stimuler
son évolution autrement dit
sa plasticité ? C’est
l’expérience et l’activité.
En clair : plus nous sommes confrontés
à des expériences
à des activés nouvelles
et variées, plus nous apprenons
ce qui permet d’intensifier
de nouvelles connexions synaptiques
qui se ramifient et donc la plasticité
de notre cerveau se développe.
A l’inverse, l’ennuie,
la routine, l’inactivité
réduisent la stimulation
des connexions synaptiques. Etant
moins sollicité, certaines
sont détruites. C’est
ainsi que l’esprit se fait
moins vif, l’agilité
intellectuelle plus difficile.
On comprend mieux combien il est
absurde de croire que l’agilité
intellectuelle ou l’intelligence
(qui est un phénomène
beaucoup complexe que ne laisse
à penser un test de QI) serait
un phénomène purement
génétique.
Comment développer et encourager
la plasticité du cerveau
et donc l’agilité de
son esprit ?
•
1.Pas
besoin de vouloir devenir un as
des mathématiques. Il suffit
déjà de faire travailler
ses sens. Entraînez-vous à
visualiser des objets, des situations,
à ressentir des émotions,
à percevoir les sons dans
les lieux de calme. Essayez même,
si vous êtes droitier de faire
certaines choses de la main gauche,
comme d’inverser de main le
couteau et la fourchette en mangeant.
Cette gymnastique des sens pour
stimuler certaine zone cérébrale
devient courante aux Etats-Unis
et porte le nom de « Neurobic
».
•
2.Multipliez
la diversité de vos activités
: engagements associatifs, sports,
jeux… L’important est
que ces loisirs soient le plus créatifs
possible. Des chercheurs anglais
ont démontré que les
aptitudes cognitives se développent
avec la richesse de la vie sociale.
•
3.
Bien entendu la pratique de langues
étrangères ne peut
être que bénéfique.
La psychologue canadienne Ellen
Bialystok a pu constater que les
individus qui maîtrisent
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