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;;;;• Le circuit de la récompense et le circuit de la punition.
Le plaisir est le moyen mis au point par l’évolution pour nous inciter à manger, à trouver un partenaire sexuel, à se protéger du froid, etc. Quand l’action est possible, le plaisir est très souvent au rendez-vous grâce au cycle « désir – action – satisfaction ».
Mais l’action peut aussi être nécessaire quand un danger nous menace. Deux solutions s’offrent alors à nous : s’éloigner du danger ou rendre cette menace inopérante. En d’autres termes, la fuite ou la lutte ! Que ce soit devant quelqu’un d’hostile ou devant un élément comme le feu, la première option envisagée est généralement la fuite. Si elle s’avère impossible ou inefficace, on essaie alors de faire face, c’est-à-dire de se battre contre l’ennemi ou de combattre les flammes. Ces comportements d’approche et d’évitement actif sont sous contrôle de ce qu’on appelle parfois le système activateur de l’action. Il comprend deux circuits nerveux principaux qui correspondent à l’action récompensée et à l’évitement réussi.
Il y a d’abord le circuit de la récompense (ou MFB) qui s’active lors du cycle « désir – action – satisfaction ». Et il y a le circuit de la punition (ou PVS) qui se met en branle que l’on choisisse de fuir ou de lutter.
Mentionnons au passage que l’activation du PVS provoque l’activation du système nerveux sympathique et la libération dans l’organisme d’ACTH et d’adrénaline qui préparent rapidement le corps aux efforts exigés par la fuite ou la lutte.
;;;;• Le renforcement positif ou négatif d'un comportement
Lorsqu’une action est récompensée, le comportement à l’origine de cette satisfaction est renforcé. On parle alors de renforcement positif, exactement comme la nourriture qu’on donne à un chien qui vient de nous écouter.
En psychologie, on parle aussi de renforcement négatif quand quelque chose de désagréable est éliminé pour favoriser un comportement. C’est le chien qui apprend à s’asseoir pour diminuer la tension de la laisse que le maître tire vers le bas.
;;;;• Le système inhibiteur de l’action (SIA)
Mais il arrive parfois que ni l’action gratifiante, ni la fuite ou la lutte ne soit possible C’est alors que le système inhibiteur de l’action entre en jeu.
Son activation en condition naturelle survient devant le constat de l’inefficacité de notre action. La fuite ou la lutte nous apparaissant impossible, la soumission et l’acceptation du statu quo demeure alors bien souvent la dernière alternative pour assurer sa survie.
Dossier / Texte : Bruno Dubuc Le cerveau à tous les niveaux
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