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(Voir la première partie du dossier
pratique)
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Le partage du
pouvoir
Pour bien
comprendre la dynamique du couple, comparons-le à une journée. Une journée est
constituée d’un jour et d’une nuit dont la durée varie selon les saisons. Le
jour est rempli de lumière et d’activités. La nuit est remplie d’obscurité et de
repos. À l’aube et au crépuscule, le jour et la nuit se rencontrent. Ces deux
périodes sont remplies d’harmonie et de paix : il ne fait ni jour, ni nuit ; il
ne vente pas ; les oiseaux ne chantent plus ; le temps est comme suspendu. On le
voit, le jour et la nuit se complètent pour former la journée, comme le Yin et
le Yang le font pour constituer le Tao.
L’homme possède des
facultés qui lui sont uniques et une façon bien à lui d’envisager la vie et le
couple ; la femme possède des facultés qui lui sont uniques et une façon bien à
elle d’envisager la vie et le couple. La femme peut remplir des fonctions
(grossesse, enfantement et allaitement, séduction, préoccupations
relationnelles, réceptivité, capacité de relation symbiotique) que l’homme ne
peut remplir, ni même comprendre. L’homme possède des capacités (force physique,
créativité matérielle, esprit de compétition, intrusivité, instinct de chasseur,
besoin d’indépendance) que la femme ne peut égaler ni même comprendre. On ne
peut demander à l’homme de remplir les fonctions féminines et vice-versa, tout
comme on ne peut demander à la nuit de remplir les fonctions du jour et
vice-versa. On ne peut demander aux deux que de se compléter pour former un
tout. La femme ne peut demander à l’homme de vibrer symbiotiquement avec elle
comme elle peut le faire avec son foetus ; l’homme ne peut s’attendre à ce que
sa femme « embarque » dans ses activités comme il peut le vivre avec ses amis ou
associés. Ces deux attentes sont des illusions parmi tant d’autres.
Dans le partage
du pouvoir, l’un et l’autre, après avoir pris connaissance des particularités
individuelles de cet homme et de cette femme, acceptent d’utiliser ces
particularités, différentes et parfois contradictoires, pour former leur couple.
L’un et l’autre ne cherche plus à transformer l’autre pour répondre à ses
attentes propres ; l’un et l’autre n’accuse plus l’autre d’être le responsable
de la frustration de ses illusions adolescentes face au couple. Les deux
prennent conscience qu’ils sont amants et ennemis intimes (il y aura toujours
des différends même dans les couples les plus heureux), mais les deux mettent
dorénavant l’accent sur l’intimité et l’apport personnel, quoique différent, de
chacun dans ce couple unique. Les deux exploitent les qualités de l’autre au
profit du couple (et de la famille). Les deux partagent le pouvoir qu’ils
transfèrent maintenant au couple, comprenant que seul le couple, et non pas
l’autre, peut satisfaire les besoins de chacun.
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L’engagement
L’un des
principaux indices démontrant que le couple a partagé le pouvoir et qu’il est
prêt à entrer dans la quatrième phase de son évolution, c’est qu’il lui est
devenu maintenant plus facile de redire « Je t’aime ». Durant la lutte pour le
pouvoir, « Je t’aime » était souvent étouffé par « Je te déteste ». Durant cette
phase, dire « Je t’aime » équivalait à donner plus de pouvoir à l’autre. Le «Je
t’aime» de la troisième phase n’a plus du tout la même signification que le « Je
te mangerais » de la passion fusionnelle. Il signifie plutôt « Je m’engage
» Le « Je t’aime » de la quatrième phase signifie en fait « Je Nous aime ».
Les deux amants sont devenus de réels complices. C’est à cette étape que l’on
devrait contracter mariage et non au moment de la passion
aveuglante.
Dossier : Yvon Dallaire Voir le
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